J’avoue que j’ignorai jusqu’au 14 avril ce que cela signifiait, lorsque mon ami Amit de New Delhi m’adresse un e-mail me précisant qu’il partait avec sa femme célébrer Baisakhi. Il a donc éveillé ma curiosité et je lui ai demandé de m’expliquer. Le texte qui suit est donc traduit depuis celui de mon ami, j’espère ne pas trahir ces mots.
Traditionnellement, Baishakhi marque la fin d’un long mois de festivités pour célébrer la nouvelle année dans le calendrier hindou. Le nouvel an Samvatsar est défini en fonction de la position des planètes, et le point culminant correspondant à la naissance de Shiva, ce qui conduit à deux principaux aspects religieux.
Au nord de l’inde c’est la période des récoltes et les villageois en profitent pour célébrer le temps des moissons en organisant des festivités de plein-air en offrant des douceurs, en organisant des banquets.
Au Punjab, l’aspect religieux et festif prend une part égale dans la célébration, il y a plus de 300 ans, le 10 ème et le dernier gourou Sikh succède à son père Guru Tegh Bahadu, on lui attribue le « Dasam Granth » Fondateur de la Khalsa (en 1699). (voir plus loin).
Le mot Sikh signifie disciple et tous ceux qui suivent les préceptes du 9 ème Guru Nanak Dev Sont inclus les Hindous et les Musulmans. Les membres de cette fraternité suivent le message fondamental qui repose sur 3 principes : partager les services de la communauté : Seva, les repas : Pangat et les prières : Sangat, même le roi doit partager Seva et Pangat avant de rejoindre le Gourou dans la prière Sangat.
Les règles de conduite pour les Sikhs sont très strictes : hygiène physique et mentale, code éthique et de conduite, j’ai envie d’ajouter que cela correspond à Yama et Niyama codes éthiques fondamentaux pour tous yoginis et yogis.
L’enseignement Sikh est très simple si il doit être comparer aux autres célébrations existantes à cette époque qui mobilisaient des foules venant de toute part de l’Inde.
L’histoire telle qu’elle est contée dans les faits : Le dixième Gourou déclara , qu’il se sentirait digne d’être appelé Gobind Singh uniquement quand les membres de sa nation, Khalsa ou Communauté des Purs, auraient défié avec succès et audace, l’inébranlable armée de cent vingt-cinq mille adversaires sur-le-champ de bataille soit l’armée de l’empereur Aurangzeb ( un musulman orthodoxe) , un homme cruel, un tyran, oppresseur des hindous. Ce jour fut appelé le 1er Baisakhi (1699), 5 sikhs se distinguèrent par leur courage et dévotion en offrant leur tête au gourou ils seront appelés plus tard les 5 Bien Aimés et devinrent la 1ère Khalsa.
Gobind Rai les bénit en les baptisant par la cérémonie Amrit (le baptême Sikh qui peut-être traduit comme nectar), fut baptiser à son tour par les 5 Bien Aimés puis pris alors le nom de Gobind Singh. Amrit est l’état de conscience dans lequel on sait au plus profond de soi que l’on est au-delà du pouvoir de la mort.
Baisakhi est donc une fête Sikhe célébrant le 1er jour de la création de la Khalsa et l’esprit du renaissance.